8 et 9 mai 2020. 8 et 9 mai 2020.

samedi 9 mai 2020 par Elisabeth

Etranges commémorations dans la plus stricte intimité.
La flamme du soldat inconnu a été ranimée comme tous les ans. Il eût été difficile de ne pas rendre hommage aux héros morts pour nous libérer de la peste nazie alors que tous les soirs nous applaudissons les héros médecins qui nous sauvent du coronavirus 19.
Quant au 9 mai, journée de l’union européenne, nous sommes loin de l’idéal de Schumann disait ce matin sur France-inter, Raphaël Glucksman et je suis d’accord avec lui. Il note une absence de sentiment européen, une absence de solidarité.
Après le Brexit, les Italiens, fondateurs de l’Europe sont prêts pour cinquante pour cent à voter pour Italixit.
Maintenir la mondialisation, voire la développer entrainerait l’effondrement de L’Europe.
Tous les malentendus que l’épidémie du virus a révélés doit faire réfléchir les chefs d’Etat.
De toute évidence, on ne peut pas faire comme s’il ne s’était rien passé.
Il faut relocaliser. Mais comment ?
Tout mettre sur la table.
Avoir des chantiers communs.
Avoir des ministères communs.
Désacraliser le couple franco-allemand qui a fonctionné un temps mais qui n’est plus nécessaire.
Ouvrir vers l’Europe occidentale qui a elle aussi ses forces.
Pourquoi ne pas revenir à l’Europe des six, noyau capital ? Gouverner à vingt-sept a montré que c’était impossible.
Ce 9 mai 2020 doit être la construction d’une nouvelle Europe, forte, indépendante, construite dans un esprit de solidarité. Certains pays se sont éloignés de l’esprit fondamental, dans la nouvelle Europe, on devrait être rigoureux sur l’application de la charte et exclure les pays membres qui ne s’y plient pas.
J’ai volontairement mélangé les idées de Raphaël Glucksman et les miennes parce que globalement je suis d’accord avec lui mais je ne peux pas résumer le long entretien qu’il a eu ce matin à la radio. J’invite les lecteurs à l’écouter.



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