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Le thé des écrivains. Chapitre XXII. L'architecture au XXe (...) Le thé des écrivains. Chapitre XXII. L’architecture au XXe siècle.

mardi 17 janvier 2017 par Elisabeth

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La guerre en Syrie rappelait à Charles qu’au temps de la guerre au Liban et même quelques années après, il avait fait les plans trois fois pour reconstruire l’ ambassade de France à Beyrouth. Elle avait été détruite à chaque fois dans un attentat.
Le phénomène n’était pas nouveau.
L’Orient, c’est loin, pense t-on. Mais non, c’est à côté.
L’Histoire de l’architecture se composait de juxtapositions de villes ou de pays, d’Orient et d’Occident. Les temples et les maisons grecques et romaines, l’Art mudéjar, les cathédrales, les buildings...
Après 1945, il fallait reconstruire. La guerre avait anéanti l’Europe. Les villes rasées revivaient de leurs cendres.
Alep éventré, faisait renaitre les images du Havre, qu’Elise et Charles gardaient au fond d’eux-mêmes comme un cauchemar de leur enfance.
Les tours montent de plus en plus haut et rivalisent comme les cathédrales au Moyen-âge. Le dieu a changé, il s’appelle finance.

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immeubles.

L’architecture s’est déshumanisée depuis que les écoles se sont séparées des "Beaux-Arts". Leur indépendance en a fait des stéréotypes formatés.
Charles aurait voulu être le maitre d’oeuvre des maisons grecques, blanches, éclatantes au soleil, aux lignes si pures.

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Maisons grecques.

Il se souvenait de la construction du centre Pompidou, Beaubourg, avec ses tubes et ses couleurs criardes dans un vieux quartier de Paris.

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Centre Pompidou.

On l’avait beaucoup décrié à l’époque, or c’est un centre culturel incontournable à présent.

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Centre Pompidou.

La Pyramide du Louvre avait déclenché, elle aussi, bien des polémiques et finalement, elle s’intégrait bien dans le paysage.

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La Pyramide du Louvre.

Charles admettait ces transformations, contrairement à Elise et sa nostalgie.
Pour lui, rien n’était aussi beau que les maisons de Franck Wright perdues dans la nature au point de s’y confondre.

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Fallingwater. Frank Wright

Ces dernières années, avant de prendre sa retraite, il avait aimé transformer les usines en musées.

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Louvre / Lens

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